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 Et si tu parlais cette fois-ci ? - Im Noah

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CAPITAINE
Emploi : Capitaine dans la brigade Anti-terrorisme △ Spécialisée en espionnage

MessageSujet: Et si tu parlais cette fois-ci ? - Im Noah    Dim Juil 28 2013, 02:04

tenue.

Il y a de ces jours où on ne savait pas si on avançait ou on reculait avec une mission. Une piste pouvait très bien s’offrir à elle, mais rien qu’en entendant le nom a peiné lâché de la bouche d’un des hommes qu’elle soupçonnait depuis un moment et qu’elle avait mûrement travaillé en salle d’interrogatoire, elle n’avait pas pu retenir une grimace. Bien que les personnes travaillant avec elle étaient partis en ville pour le débusquer, chose simple me direz-vous, il ne se cachait pas tant que ça. Et cela parce qu’il y avait une très bonne raison. Elle n’avait jamais pu prouver sa culpabilité. Pas une seule fois et ça l’irritait rien que d’y penser. Elle n’aimait pas échouer alors le voir partir de la salle d’interrogatoire 24h après son arrestation et cela à chaque fois lui filait un sacré coup. Im Noah. Elle ne lâchait pas ce nom du regard, noté à l’encre noire sur une feuille blanche posée en face d’elle. Elle soupira avant de se redresser sur sa chaise. Elle savait très bien comment l’interrogatoire se passerait. Elle aurait beau le cuisiner pendant tout le temps dont elle disposait, elle n’obtiendrait rien. Le pire c’était lui, son attitude, tout cela l’amusait généralement et il se faisait un malin plaisir à jouer avec ses nerfs, mais elle tâchait toujours de garder son calme. Mais elle ne comptait plus le nombre de fois où elle avait voulu lui faire ravaler son petit sourire insolent avec une belle gifle.

La jeune femme fut sortie de ses pensées par un lieutenant qui travaillait avec elle sur cette mission, il venait lui informer que leur nouveau suspect était désormais dans leurs locaux, en salle d’interrogatoire. Soo Mee hocha la tête et se releva, attrapant le dossier qui contenait principalement des photos et des relevés et sortie de son bureau. Le jeune homme lui expliqua qu’il n’avait opposé aucune résistance et cela n’étonna pas du tout la coréenne. Il n’opposait pratiquement jamais de résistance car il savait qu’il serait libre d’ici 24h. Mais peut-être pas cette fois ! En tout cas, elle allait tout faire pour. Surtout que cette mission regroupait un nombre importants de délits, allant même au crime vu qu’il y avait une victime. Mort par balle, une dans la tête, exécution en somme. Elle avait réussi à obtenir, grâce à cette victime, une liste de fournitures contenant principalement drogues et armes, achetés à un trafiquant par un petit groupe qui se proclamait terroriste, mais qui pour le moment ne revendiquait rien de politiques. Leurs délits ne se rangeaient donc pas réellement dans la catégorie du terrorisme, mais comme il y avait suspicion c’est la brigade anti-terrorisme qui s’en chargeait. Ce petit groupe se faisait assez discret, mais elle espérait pouvoir faire tomber au moins ce trafiquant, qui selon elle, était sans aucun doute Noah. Son nom apparaissait, mais il disparaissait bien vite, faute de preuves.

Elle remercia le lieutenant qui l’avait accompagné et avant de rentrer, en profita pour lui donner une liste de noms à vérifier, chargeant aussi deux autres agents du travail. Elle serait seule avec Noah, elle n’avait pas besoin d’une autre personne pour l’interroger, surtout qu’elle savait que peu de personne résistaient à l’envie de lui foutre un bon coup de poing en à peine quelques minutes. La jeune capitaine salua ses agents avant de rentrer dans la salle d’interrogatoire. Soo Mee le fixa tout en s’asseyant, il n’avait pas changé, toujours le même. Elle avait déjà eu affaire à Noah tant de fois qu’elle ne les comptait plus, elle ne savait même pas s’il avait déjà eu affaire à un autre agent de la brigade hormis elle. Elle posa le dossier devant elle. « Eh bien Noah, j’ai l’impression qu’on se croise de plus en plus souvent en ce moment, le destin peut-être mh ? » Elle lui sourit faussement avant d’ouvrir le dossier. « Je suppose que tu ne sais pas pourquoi tu es là et que tu es outré d’une telle erreur judiciaire ? Et je vois que tu n’as pas d’avocat, tu en veux un ? » Elle connaissait déjà sa réponse, elle commençait à le connaitre. Elle attrapa une photo qu’elle posa sur la table, la poussant vers lui. « Tu le connais ? Prend ton temps pour réfléchir surtout, je ne suis pas pressée. » Elle s’adossa contre son siège et croisa les jambes et les bras, le fixant. Elle allait le faire parler, elle avait du mal à encaisser l’échec à chaque interrogatoire avec lui. Les crimes se devaient toujours d’être punies, c’était la loi, il ne faisait pas exception. Alors pas cette fois.
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MessageSujet: Re: Et si tu parlais cette fois-ci ? - Im Noah    Lun Juil 29 2013, 18:38


Noah & Soo Mee


Tenue + slim noir et doc marteens noires.

Habituellement, mes journées étaient rythmées par un rythme bien précis, toujours le même schéma que je m'appliquais à respecter avec un ordre bien définis. Même si parfois, les choses changeaient, mais toujours par ma propre volonté. Comme pour les grâces matinées, elles n'étaient pas dans mon programme habituel, c'était selon ma propre volonté. Et aujourd'hui, j'aurais aimé pouvoir rester dans mon lit, tranquillement. Mais j'avais d'autres choses plus préoccupantes à faire, malheureusement pour moi d'ailleurs. J'étais enfermé dans mon bureau, une cigarette entre les doigts, et je feuilletais ses dossiers que l'on venait juste de me confier à propos d'une nouvelle arrestation par la brigade anti-terroriste. J'aimais avoir des taupes un peu partout, c'était tellement plus simple. Et alors que mes yeux parcouraient inlassablement le dossier photocopié, mes yeux furent attirer par mon prénom affiché sur un morceau de papier photographié et rattaché du dossier. Ma langue ne tarda pas à venir se rapper contre mon palet dans un claquement significatif de mon énervement primaire. Mon pouce appuya légèrement sur le filtre de ma cigarette, faisant tomber la cendre dans le cendrier, et ma main tourna rapidement les pages jusqu'à atteindre la partie la plus intéressante : le nom du mec qui m'avait ENCORE balancé ou avait donné mon nom. Je ne le connaissais pas. Qui était ce putain de malade qui balançait mon nom dans la volée? Bordel, je ne le connaissais même pas. Un soupir franchit la barrière de mes lèvres, songeant que la brigade allait sûrement se ramener à nouveau chez moi pour m'emmener au quartier général pour subir encore un interrogatoire qui me fera perdre mon temps. Ma main referma le dossier, et je le jetais nonchalamment contre le canapé en cuir à droite de mon bureau avant d'attraper mon portable, contactant un de mes informateurs pour trouver ce petit merdeux et avoir plus d'information sur le pourquoi il me connaîtrait.

Et comme je l'avais prédis, je ne fus à peine surpris d'entendre la sonnette de mon appartement raisonné à l'intérieur. Bah ils n'auront pas mis beaucoup de temps pour venir me chercher cette fois. Je me levais de ma chaise roulante en cuir qui était du côté de mon bureau, et écrasais le mégot de ma cigarette dans le cendrier avant de parcourir lentement la pièce tout en récupérant une veste en cuir avec un imprimé presque opaque léopard posé sur le canapé et l'enfilait à la volée tout en passant une main dans mes cheveux roux, replaçant ce qui me restait de frange en place. Je sortis de la pièce alors que les coups à la porte se faisaient plus fort. Ça va ça va, j'arrive. Je ferma la porte et la verrouilla avec un digicode et une carte magnétique je rangeais précieusement dans l'intérieur de mon portable avant de passer devant le miroir, observant mes yeux constamment entourés de khôl. Oui, j'étais soigneux de mon apparence. Je préférais ça plutôt que de ressembler à un gros porc comme dans les films. Non merci. J'étais efféminé, mais ça me gênait pas. Je jetais un vague regard à mon appartement, et prit mon paquet de cigarettes, resté sur le meuble de la cuisine, ainsi que la carte magnétique de chez moi avant d'ouvrir à ses chers hommes qui patientaient derrière la porte. Comme d'habitude, je ferma chez moi et les laissèrent me conduire jusqu'au QG. J'avais l'habitude, maintenant, de faire des petits tours chez eux. Bizarrement, mon nom revenait à chaque fois. Et à chaque fois, la personne qui m'avait balancé était déniché, et il recevait une petite visite. Incroyable tout ses gens qui voulaient me faire tomber. Merde quoi, j'étais pas autant un enculé que ça quoi. Pourquoi vouloir ma tête? Je valais cher, c'était sûr, mais j'étais surtout bien trop indestructible pour qu'on me touche.

En à peine une dizaine de minutes, nous étions au QG de la brigade anti-criminelle. Je les laissais m'ouvrir la porte, et commença à marcher seul. Je connais le chemin, bande d'abrutis. C'est pas la première fois que je viens là, bon sang. À croire qu'ils sont vraiment cons. Ils me rattrapèrent rapidement, mais je continuais mon chemin, adressant un salut à une des secrétaires qui me voyait à chaque fois que je venais et me glissait dans l'ascenseur, les deux cons venant me retrouver rapidement à l'intérieur. Et c'est dans un soupir que j'anticipais les deux en appuyant sur le bouton de l'étage demandé. Je savais qu'ils me regardaient comme si j'étais un monstre. Non, les gars, je suis juste un habitué de ses locaux. Bon sang, c'était déjà la deuxième fois que je venais cette semaine, c'était incroyable quoi. Je vais encore rire avec la demoiselle, sachant pertinemment qui allait m'interroger. Baek Soo Mee. J'adressais un sourire bien insolent aux deux agents avant qu'il ne me pousse à l'extérieur de l'ascenseur pour arriver dans le couloir. Je les suivais, jusqu'à ce qu'ils ouvrent une porte qui donnait sur une salle d'interrogatoire, et dans la même habitude, je m'approchais de la chaise libre en face de la table, et m'installais dessus tout en retirant ma veste pour la posée sur le dossier de la chaise, me retrouvant alors en débardeur. Je laissais mes doigts tapés contre la table, pas le moins du monde nerveux, non, en attendant que la jeune femme arrive, et elle ne tarda pas à arriver, m'attirant un de mes sourires insolents. Je la regardais faire, alors que le dossier s’aplatissait contre la table, m'attirant un sourire plus large. « On dirait bien, Soo Mee. On dirait que le destin nous veut ensemble, tu ne crois pas? » J'eus un petit rire tout en m'installant contre le dossier de la chaise qui était particulièrement inconfortable d'ailleurs. « En effet, j'ignore pourquoi je suis ENCORE ici, sachant que je n'ai rien fait, comme d'habitude. Et je ne vois pas pourquoi j'aurais besoin d'un avocat puisque je n'ai rien fait, ma belle. » J'appuyais sur le dernier mot, un sourire aux lèvres. Je savais que ça allait l'énerver, après tout. J'aimais ça, l'énerver, l'agacer, la faire tourner gentiment en bourrique. Ça avait quelque chose de jouissif, de constamment l'énerver. La voir retourner son dossier en tort et en travers pour chercher une petite issue pour me faire tomber. Mais ma belle, tu ne me feras pas tomber comme cela. Je baissais la tête, regardant la photo qu'elle me montrait, un mec. Le mec qu'il avait vu dans le dossier qu'il regardait avant que les mecs n'arrivent. Non, pour une fois, il ne connaissait pas. « Je suis navré de te le dire, mais ce mec m'est totalement inconnu. Totalement inconnu. Je l'ai peut-être croisé en faisant mes courses, mais sinon, je ne l'ai jamais vu, jamais entendu, jamais parlé. Inconnu au bataillon. » Je me recalais contre le dossier, croisant les jambes tout en liant mes mains.

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MessageSujet: Re: Et si tu parlais cette fois-ci ? - Im Noah    Mar Juil 30 2013, 01:53

Ramenant une mèche de cheveux derrière son oreille, la jeune femme repassait en revue les photos et les relevés que contenait son dossier alors qu’elle prenait l’ascenseur accompagné d’un des sergents qui suivaient également cette affaire. Restant silencieuse un moment, elle essaya de se convaincre elle-même que l’interrogatoire ne se passerait pas comme les fois précédentes. Elle était l’une des seules à résister pour ne pas lui envoyer son poing dans la figure, de toute façon pour le peu de mal qu’elle lui ferait, mais rien que l’idée de le frapper était tout de même assez jouissif. Et elle savait que bon nombres de personnes qui avaient travaillé avec elle et qui avait eu affaire à Noah résistaient beaucoup moins bien qu’elle. Alors maintenant la plupart s’abstenait ou plutôt elle ne voulait plus qu’ils viennent. Si jamais l’un d’eux le frappait, le jeune homme serait tout à fait en droit de porter plainte et rien que pour l’emmerder il le ferait sans doute. Elle avait pourtant tout essayé pour le faire tomber, si son nom apparaissait sans cesse c’est qu’il y avait une raison ? Mais le juge n’était pas aussi serviable, sans preuves, elle n’avait rien. Et les preuves, c’était de ça qu’elle manquait. Et visiblement Noah avait l’air de le savoir. Pour lui, c’était plus une partie de plaisir qu’autre chose les interrogatoires, il prenait sans doute son pied en l’embêtant de la sorte, l’agaçant, jouant avec ses nerfs. Elle n’avait jamais craqué et cela n’arriverait pas. Elle n’était pas comme Sang Hyeon, elle résistait un peu plus facilement aux provocations. D’ailleurs elle était assurée que si jamais il l’accompagnait lors de ses interrogatoires avec Noah, ce dernier s’en prendrait une en moins de deux minutes.

Avant de rentrer dans la salle d’interrogatoire, elle donna quelques indications aux  agents sur la marche à suivre le temps qu’elle tenterait de faire parler Noah. Les saluant, elle rentra dans la salle, dossier dans la main, fermant la porte et allant s’asseoir sur la chaise qui faisait face au jeune homme. Elle le fixa un moment, réfrénant son envie de lui faire ravaler son sourire insolent. Ça allait être un peu plus difficile vu que son sourire s’élargit alors qu’il lui répondait sur le même ton qu’habituellement. Elle ne releva pas le fait qu’il l’appelait par son prénom, elle avait abandonné depuis un moment le fait de lui faire perdre cette manie. La jeune femme entreprit d’avoir un visage neutre, le laissant rire seul. Qu’il s’amuse. Plus pour la forme qu’autre chose, elle renchérit tout de de même en soupirant légèrement. « Capitaine Baek, Noah, je te l’ai déjà dit. Et je ne crois pas que ta vision du destin soit la même que la mienne. La mienne te montre les menottes aux poignets. » Mais surtout derrière les barreaux, bien que son travail initiale soit d’arrêter les terroristes afin de mettre fin à cette fichue guerre, arrêter Noah serait un cadeau tombé du ciel. Elle le regarda alors qu’il avait repris la parole, souriant légèrement. Bien sûr qu’il ne savait pas pourquoi il était là, il ne le savait jamais. Et il ne voulait jamais d’avocat bien entendu. Elle tiqua à la fin de sa phrase, faisant claquer sa langue contre son palais, légèrement agacée. « Ne commence pas Noah. » Bien qu’elle commence à avoir l’habitude, qu’il prenne ses aises comme ça l’irritait. Mais c’était ce qu’il voulait bien sûr.

Il rirait moins quand elle le ferait tomber, un jour elle y arriverait. Malheureusement à chaque fois qu’elle trouvait une personne qui citait le nom du jeune homme, celle-ci disparaissait ou être retrouvée morte, au choix et selon ce qu’elle avait obtenu ou ce qu’elle devait obtenir de cette personne. Elle allait bientôt devoir installer une garde rapprochée pour la prochaine personne qui sortirait le nom du supposé trafiquant si ça continuait, bien que pour elle ce n’était pas un supposé trafiquant, il en était un. Elle ouvrit son dossier, cherchant une photo et la poussa dans sa direction, lui incitant de bien la regarder. Elle  s’adossa contre la chaise, croisant ses jambes et ses bras. Soo Mee fixa ses expressions lorsqu’il regarda la photo, mais il était plutôt douée à ce petit jeu, jamais aucune preuve de culpabilité traversait son visage. Il ne savait jamais rien, il ne connaissait personne, n’avait jamais rien fait. Un parfait petit ange. Foutaises. D’ailleurs il venait de lui dire qu’il ne connaissait en aucun cas l’homme sur la photo. Elle leva les yeux aux ciels avant de se redresser, posant ses avant-bras sur la table, s’avançant légèrement au-dessus de la table tout en le fixant dans les yeux. « J’ai l’impression que tu ne connais jamais personne Noah, c’est bizarre non ? » Elle se tut un moment avant de reprendre. « Cette homme faisait partit d’un groupe de personnes se proclamant terroristes. Il y a peu de temps, on a vendu à ce groupe des armes et même de la drogue, parmi les armes il y avait deux bombes à sous-munitions. Vu que tu ne sais jamais rien, je vais t’éclairer, ce sont des bombes composées d’un certain nombre de munitions ce qui leur permet d’attaquer une surface large plutôt qu’un point précis. Donc qui, en résumé, font énormément de dégâts. » Il savait ce que c’était, elle en était sûre, mais il s’évertuait à dire ne rien connaître au sujets des armes. «  Tu comprends qu’on aimerait les récupérer avant qu’ils ne les utilisent, des groupes comme ça sont les plus dangereux vu qu’ils ne savent même pas pour quoi ils font ça. Leur vendre des armes comme ça, est TRÈS irresponsable en plus que cela soit illégal. Bref, cet homme nous a donné la liste de ce qui a été vendu et alors que ton nom est sorti de la bouche d’une autre personne te plaçant au centre de l’affaire, cet homme est exécuté. Tu vas me dire qu’on a voulu te piéger et que tu n’as rien à voir là-dedans n’est-ce pas ? Moi ce qui m’intrigue, c’est pourquoi on voudrait te piéger ? Tu as tout d’un citoyen modèle hein ? » L’ironie était sans doute visible, tant mieux. « Juste pour savoir, est-ce que je dois protéger l’homme qui t’as dénoncé pour éviter qu’il ne se retrouve lui aussi, face contre sol, une balle dans la tête ? » Elle le fixa, restant impassible. Elle n’allait pas s’énerver quoi qu’il lui dise. Elle n’allait pas s’énerver.
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MessageSujet: Re: Et si tu parlais cette fois-ci ? - Im Noah    Mer Juil 31 2013, 22:05


Noah & Soo Mee


Aucun stresse ne me parvenait, comme à mon habitude. Mes yeux fixaient inlassablement les bureaux visibles derrières les baies vitrées qui délimitaient les bureaux. Ses gens qui ne me fixaient même plus à force de traverser ce couloir, je devenais invisible à leurs yeux. Je n'étais qu'un moucheron impossible à écraser et qu'au final, on ignorait dans l'espoir que je n'apparaisse plus. Mais il subsistait ses insistants qui dès qu'ils savaient que j'étais dans le coin, se calait à l'entrée de leur bureau, et m'observer passer, comme s'ils croyaient que leurs regards assassins allaient me faire peur. Mais je n'avais qu'une chose à leur dire, c'est que j'avais certain vu plus de regards assassins qu'eux n'en avait jamais vu, j'avais certainement vu plus de mort qu'eux, que j'en avais sûrement plus vécu qu'eux. Qu'ils n'étaient que des pions voués à l'échec derrière leurs bureaux de fer. Permettez moi de vous apprendre une chose, ce n'est certainement pas en restant derrière vos bureaux si mal rangés que vous arriverez à quelque chose, et sûrement pas à m'arrêtez, à me foutre plus bas que terre. Ne croyez pas que je suis invisible ou que je me sur-estime. Je sais ce que je vaux, c'est vous qui ne le savez pas. Eux et leurs regards risibles sur ma personne, quelle blague. Ils n'étaient que des blagues, des personnes sensées être ici pour faire régner la justice, non.. Arrêtez les terroristes. Qu'est ce que je faisais là, donc? C'était une bonne question dont j'ignorais totalement la réponse ! J'étais de loin un terroriste. Je travaillais, comme toute bonne personne, certes, pas dans un corps de métier légal, mais je travaillais, et ne faisait rien de mal. Je payais mes taxes et mes impôts; je descendais mes poubelles tout les mardi soirs, je triais même mes déchets. Je ne faisais pas de mal, non, c'était mes employés qui s'en chargeaient pour moi.

Je fronçais légèrement les sourcils, pour la forme, à sa remarque. Elle parlait de politesse, mais où était la sienne? Les codes de forme, c'était pareil. Elle m'enquiquinait, vraiment, et puis, je faisais ce dont j'avais envie. Je savais que de toute façon, que je sois gentil ou non l'énerverait dans tout les cas. À quoi bon faire des efforts si elle n'en fait pas de son côté. Eh oui, je pouvais être humain parfois. Rare, mais ça existait, cette part en moi. « Capitaine Baek, hein? Commence par m'appeler M. Im et on verra par la suite, si tu veux bien. » Je lui adressais un de mes sourires les plus narquois, sachant que ça allait bien l'énerver, et je montrais mes poignets immaculés de toute trace de menottes, seul un petit tatouage représentant le signe de l'infini sur mon poignet droit marquait ma peau. « Où sont tes menottes alors? Il me semble que je ne suis pas aveugle, et que donc, je ne les sens pas, et ne les vois surtout pas. » Nouveau sourire narquois alors que je replaçais mes paumes contre la table, avec ce même sourire capricieux. Mon dos se heurta à nouveau contre le dossier de ma chaise alors que je l'observais, mes lèvres s'étant retroussées, laissant mon sourire s'effacer. « Je ne recommence rien, Soo Mee. Je n'ai rien fait, et je ne vois pas pourquoi je suis ici, point barre. Je ne vais pas mentir. »

Lorsque mes yeux s'étaient posés sur la photo, j'aurais pu tout simplement mentir en disant ne pas la connaître, mais, en réalité, je ne le connaissais vraiment pas. Sa tête m'était totalement inconnue. Pourtant, s'il avait été un de mes clients, son dossier serrait forcément revenu entre mes mains, et j'aurais pu connaître sa tête, mais ce n'était pas le cas. Pour la première fois depuis longtemps, je disais la vérité entre ses lieux. Peut-être la première, et la dernière fois d'ailleurs. Je l'ignorais, et je m'en contre foutais en fait. J'avais pris l'habitude de mentir, de jouer, de camoufler. J'étais devenu très bon acteur avec le temps, j'en étais persuadé. « En même temps, Soo Mee, je ne sors pas beaucoup, à part pour venir ici ou pour faire mes courses, tu vois. Alors, c'est à peu près normal que je ne connaisse que peu de gens. » Je soupirais, un sourcil s'arquant automatiquement alors que j'écoutais ce qu'elle me disait, enregistrant toute les informations dans mon cerveau. « Hmm.. Intéressant, je me coucherais moins con cette nuit. Néanmoins, pour ta gouverne, je n'ai jamais eu à faire à des terroristes, et j'espère que ça n'arrivera jamais, vois-tu. Ce sont pas vraiment mes plus beaux amis. » Mensonge. Bien sûr que j'avais déjà travaillé avec des terroristes, et que je savais ce qu'était ce genre de bombe, j'en fabriquais, à l'artisanal. Mais il fallait que je camoufle tout, qu'elle ne voit pas mon mensonge. Mais, ça avait l'air d'être plutôt bien passé, alors, je ne me faisais pas de soucis là dessus. Après tout, j'étais passé maître dans l'art de mentir pour sauver ma peau, pour sauver la peau de tout les gens qui bossaient à mes côtés, et la peau de mon père adoptif. Ma priorité. « Je comprends, en effet, je suis moi-même contre l'utilisation de ce genre d'armes, m'voyez! C'est dangereux, merde, ça pourrait faire sauter une ville entière, si j'en crois ce que tu me dis. Alors bon. En effet, je ne vois absolument pas pourquoi mon nom est sortit, car comme tu le sais sans doute, je travaille pour l'entreprise de mon père, donc rien à voir avec ce genre de milieu. Mais je ne sais pas! J'avais pas mal d'ennemis quand j'étais aux US, c'est peut-être ça, j'en sais rien moi. » je penchais légèrement la tête, la regardant avec cette moue mignonne qui n'apparaissait que rarement sur mon visage dur et froid. « Tu fais bien ce que tu veux, Soo Mee. Mais je n'ai rien à voir là dedans moi. »

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MessageSujet: Re: Et si tu parlais cette fois-ci ? - Im Noah    Mer Juil 31 2013, 23:25

Soo Mee se demandait si Noah disait parfois la vérité de temps en temps ou s’il mentait toujours, que ce soit en salle d’interrogatoire ou dans sa vie de tous les jours. Elle savait bien que certaines personnes ne comprenaient pas pourquoi la brigade anti-terrorisme s’occupait de son cas à chaque fois, mais surtout pourquoi elle s’acharnait à le faire tomber dès que son nom était cité. Elle en avait marre qu’il lui file entre les doigts de la sorte, elle savait qu’il n’était pas un simple citoyen, qu’il s’occupait d’un réseau de trafic d’armes et de drogues, elle n’avait juste aucune preuve et c’était ça qui l’agaçait le plus. Elle en était sûre, son instinct le lui disait et surtout les nombreuses fois où son nom était donné par des personnes qui soient se rétractaient au moment de l’écrire ou soit étaient tuées. Ce n’était pas de simples coïncidences pour elle. Un jour il ferait une erreur, une simple et toute petite erreur, mais qui lui coutera sa liberté car elle ne le loupera pas. Mais pour le moment, elle avait plus l’impression de perdre son temps, il n’avait jamais rien avoué et surtout il s’amusait de la situation. Elle n’avait jamais eu autant de fois une même personne dans une salle d’interrogatoire, il était pratiquement un habitué et depuis il savait qu’elle ne le faisait venir que lorsque son nom était cité. Rien de plus. Car elle se ferait une joie de venir directement le cherche chez lui si jamais elle avait plus. Mais pour l’instant, elle nageait dans le vide avec son dossier. Il en avait un bien qu’il n’est jamais été arrêté et il s’épaississait à chaque fois qu’elle voyait son nom apparaître dans une de ses missions. Ce n’était qu’une question de temps et de patience avant qu’elle n’ait un élément qui lui permettrait de l’envoyer en prison.

La jeune femme fixa le jeune homme installé en face et le laissa répliquer. Un léger sourire orna ses lèvres à sa réponse. Depuis combien de temps ils avaient abandonné le vouvoiement et l’appellation par leurs noms de famille ? Elle avait pensé qu’en se montrant un peu plus « humaine » avec lui, il serait plus coopératif, elle s’était trompée. Depuis ça l’agaçait un peu, il avait continué à lui parler de cette façon et bien qu’elle lui ait fait la remarque de nombreuses fois, elle avait vite abandonné. Elle tassa dans un coin de sa tête son énervement qui commençait à grandir lentement, mais surement et répliqua. « Tu serais sans doute bien triste si je t’appelais Mr Im, c’est si impersonnel, n’est-ce pas ? » Elle ne prit même pas la peine de regarder ses poignets, gardant les yeux fixés sur lui. Elle pinça légèrement ses lèvres. Elle aurait juste à tendre le bras pour lui faire ravaler ses sourires si insolents, elle en mourait d’envie, mais elle réussit à se reprendre. Elle ne devait pas s’énerver. « Ne me tente pas Noah, si tu veux vraiment les voir et les sentir sur tes poignets, je me ferais un plaisir de te les mettre. » Le fixant toujours, elle ne put retenir un léger rire sortir d’entre ses lèvres. « Oh pardonne-moi, c’est vrai que tu dis toujours la vérité, ça m’étais sortie de la tête. Je suis sûre que même quand j’aurais une preuve solide à ton encontre et que cela te mènera en prison, tu nieras totalement les faits. Enfin je pense que tu as assez d’hommes sous la main pour leur faire porter le chapeau à ta place.»

Lui mettant la photo sous les yeux, elle s’adossa contre la chaise bien pu confortable, depuis le temps elle ne s’était toujours pas habituée, il faudrait vraiment que l’administration change ses chaises. Enfin après tout la salle d’interrogatoire n’était pas censée être une salle de détente pour les suspects, mais au moins pour eux. Elle surveilla attentivement sa réaction quand il aperçut l’homme sur la photo et comme toujours rien ne transparaissait sur son visage. Il était assez doué pour ça, elle ne pouvait pas lui enlever cette particularité, mais ça ne l’avantageait pas. « Oh tu es un employé modèle alors : tu ne sors jamais, tu ne vas jamais boire de verres avec des amis, tu ne fis jamais saoul, tu ne t’es bien sûr jamais drogué et je suppose que des mois ont passé depuis ta dernière relation avec une femme … ou un homme d’ailleurs, je ne suis pas renseignée de ce côté-là de ta vie et ça ne m’intéresse pas tellement à vrai dire. » Elle se tut un moment, faisant une courte pause avant de reprendre. « Mais bon, admettons que tu ne sorte pas beaucoup et les rares fois où tu mets le pied dehors tu croise quelques personnes, pourquoi est-ce que ces personnes nous donnent ton nom ? Soit tu es vraiment très associable et tu leur as laissé un mauvais souvenir ou soit elles ne te rencontrent que dans des situations très précises qui laisseraient à croire que tes activités ne sont pas si légales que ça. Tu préfères quelle version ? » La jeune femme prit ensuite la peine de lui expliquer l’identité de l’homme mort sur la photo ainsi que ce que sont des bombes à sous-munitions, inutile selon elle, mais elle rentrant dans son jeu de croire qu’il ne savait rien concernant les armes et tout ce qui s’y rattache.

Soo Mee le regarda mentir si effrontément, si elle n’était pas à 100% sûre de sa culpabilité en tant que trafiquant, elle aurait presque pu croire ce qu’il disait. Un agent qui ne le connaissait pas l’aurait cru en tout cas. « Oui c’est vrai, j’avais oublié que tu n’as pas beaucoup d’amis alors si en plus ce sont des terroristes… » Il était un peu mal parti avec elle, quoi qu’il dise, elle ne pensait plus qu’au mensonge. Elle écouta le même refrain qu’elle avait l’habitude d’entendre avec lui, laissant son visage sans expression, neutre. Elle tenta de rester impassible quand il prit un air innocent, comme si elle allait le croire. Elle inspira profondément, se retenant de taper du poing sur la table. « Ne joue pas avec moi Noah. Tu auras beau dire ce que tu veux, ça n’enlèvera pas ton nom des nombreuses dossiers que j’ai traité. Si tu arrêtais de mentir ça serait beaucoup plus simple tu sais ? Je pourrais même être généreuse et réussir à t’envoyer dans une prison sous haute protection, au cas où, vu que tu as l’air d’avoir de nombreux ennemis, il serait dommage qu’il t’arrive quelque chose là-bas hein ? »  Le voir sous les barreaux, une vision tellement plaisante, mais qui est pour le moment loin d’arriver. Elle soupira et se recula, s’adossant de nouveau à sa chaise. « Je suppose que tu n’es pas d’accord pour que l’on fouille ton appartement ? » Elle n’avait pas assez pour demander un mandat, le seul moyen serait qu’il accepte cette fouille, ce qui, comme d’habitude, n’allait pas arriver. Elle le fixa de nouveau avant de prendre une feuille noircis par les données et une autre photo, elle fit glisser la feuille vers lui. « Ceci est un des relevés des marchandises achetés par ce groupe, tu ne reconnais rien qui ne t’appartienne ? Rien que tu ne souhaites récupérer ?» Ironique toujours, comme s’il pourrait récupérer quelque chose. Elle lui fit glisser aussi la photo qui était une photo de portrait d’un homme. « Et lui, il est suspecté d’avoir pris part à la transaction. Tu le connais ? Un de tes sous-fifres peut-être ? Elle tâcha de bien regarder ses expressions, il ne pouvait pas toujours tenir un visage neutre.


Dernière édition par Baek Soo Mee le Mer Aoû 07 2013, 19:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Et si tu parlais cette fois-ci ? - Im Noah    Mer Aoû 07 2013, 10:36


Noah & Soo Mee


Il m’arrivait de dire la vérité, et ce plutôt souvent, malgré ce qu’on pouvait croire de moi. Je vivais dans une vie tissé d’un mensonge même pas fabriqué de mes propres mains, mais je savais être sincère, honnête, vrai. Même si souvent, ses notions n’étaient que des conneries aux yeux de ceux qui ne me connaissaient pas. Je n’aimais pas être ce mec froid sans aucune attache. Qui aimerait être ainsi? Être haïs de tous? Personne, pas même la personne la plus cruelle au monde, même ces personnes avaient des gens qui les aimais. Moi aussi, j’avais des gens qui me soutenaient, qui me consolidaient dans mon idée que j’étais pas un pur enfoiré de bas étage. Parce que c’était pas le cas, je n’étais pas comme ça. Peu le comprenait, peu le savait, beaucoup l’ignorait. Ces ignorants, comme Soo Mee, en fait, se fiaient à une idée simple que je donnais de moi même, et ne grattait jamais la surface, ou du moins, jamais du bon côté. Soo Mee grattait, oui, ça je le savais, mais du côté de ma vie professionnelle, pas du côté de ma réelle personnalité, non. Elle grattait pour voir s’il n’y avait pas quelque chose qui me ferait un jour tombé, genoux à terres, mains devant moi, position de soumission. Mais je n’étais pas quelqu’un de soumis, non plus. Vous savez d’où je viens? je viens de Détroit. L’une des villes les plus dangereuses du monde. La troisième pour être exact. Là bas, les gens ne vous font pas de cadeaux, oh ça non. Là bas, les gens se baladent avec une massue sur l’épaule, des foulards couvrant la moitié de leurs visages, les bras couvert de tatouages. Je n’avais pas vécu là bas suffisament longtemps pour découvrir la crasse. Mais j’y avais passé assez de temps pour découvrir la pourriture que les gangs amenaient. Les gangs chassés de L.A, la cité des anges, se réfugiaient ici, dans les bâtiments à moitié détruits, explosé par la police qui n’avait plus de pouvoir. J’avais appris à me battre sur le terrain, là bas, entre les mains d’un gang dans lequel mon “père” m’avait fourgé. Je ne me prétendais pas invisible. Mais j’étais certain plus puissant que la détective en face de moi. J’étais agile, j’avais de la force, et malgré ma petite taille, je savais plaqué quelqu’un faisant deux fois mon poids. Néanmoins, à Détroit, quand j’y retournais, je savais où était ma place. Elle était loin d’être aussi imposante qu’ici, en Corée, oh ça non. J’étais un pion sur l’échéquier d’un gang chez eux. Je me battais pour des valeurs raisonnables dans leurs rues. Pour la libération de la ville, pour l’arrêt des crimes, pour la justice que la police détruisait de leur main. La haine de la police, voilà ce qui m’animait, aujourd’hui, ceux qui n’avaient jamais rien glandés pour le meurtre de mes vrais parents. Bien sûr, je pourrais descendre mon père, mais je l’aimais dans le fond. I’m a badman, hn? Bien sûr que je l’étais. Mais chacun avait sa vision de cela. J’avais la mienne, les flics avaient la leur. Je ne faisais rien de mal, dans le fond. j’aidais des gens à se défendre, comme ce gosse, AnYi, a qui j’avais appris quelques trucs alors que j’étais à peine plus âgé que lui. Je n’avais même pas dix ans de plus quoi. On vivait dans un monde cruel où les choses n’étaient pas à leur place, et que si personne bougeait son fion, c’était à cause des pressions qu’on nous imposait.

J’esquissais un sourire, mes yeux se plissant alors que ma tête se penchait. Je fixais ma main et le tatouage qui était opposé sur mes poignets. Tatouage que je savais très bien maquillé quand j’étais en mission, eh oui. Il représentait beaucoup pour moi, n’empêche. « En effet, c’est bien trop impersonnel pour moi. Et on dirait que tu sais au moins une chose à mon sujet, que je déteste l’impersonnalité. » Je haussais les sourcils en la regardant avec mon sourire insolent. Elle haïssait ça. Mais ça m’amusait. Elle était un pion à mes yeux, que je m’amusais à faire glisser sur l'échiquier géant de ma vie. C’était tout. Je pouvais l’écraser quand je le voulais, sans que personne en s’en rende réellement compte. Tentative de suicide. C’était facile à couvrir, facile à faire, mais non. Elle ne méritait pas ça. Et je l’aimais bien, dans le fond. Elle m’occupait un peu en fait. Même si actuellement, elle me faisait perdre mon temps crucial. « Sauf que tu n’en as aucun droit. Tu es peut-être capitaine, mais je ne suis même pas un suspect à proprement parlé. » Un rire malicieux s’évada de mes lèvres et je balançais ma tête en arrière, mes mains liées pour m’étirer avant de me redresser, lui souriant. « Je dis la vérité, en effet. C’est peut-être difficile à croire, je le conçois. Mais je dis la vérité. Alors elle est où ta putain de preuve solide? Celle que tu clames à chaque que tu me vois? Mais tu ne l’as pas. Ça prouve bien que je suis innocent, et que je n’ai strictement rien à me reprocher dans cette foutue affaire. Tu te fais juste des films à mon sujet. » Ça l’énervait plus que raison. Elle faisait la fière, la grande, mais si un jour elle foutait les pieds à Détroit, elle se ferrait dévorée en moins d’une seconde par les monstres qui traînaient dans les rues. Et je ne la sauverais même pas. J’avais mes convictions.

« On peut dire ça ainsi. Bien que tu déformes un peu les choses, j’ai peut-être dit que je ne sortais pas, mais ça ne m’empêche pas de faire des choses que tout le monde font, comme sortir, me prendre une belle cuite, ou même, voyons, baiser. Les relations ne m’intéressent guère. J’ai pas le temps pour ses conneries. » Aussi incroyable que cela puisse paraître, là encore, je disais la stricte vérité. Les relations sérieuses, c’était trop pour moi. C’était perturbant. « J’aime bien la première version. J’aime pas me faire emmerder, tu vois. Il est possible qu’il m’est vu bourré et que ça ai dégénéré, mais vu que je ne me souviens que rarement de ce qu’il se passe dans ses moments là, tu m’excusera s’il est possible que je ne me souvienne pas des visages des cons que tu me montres à chaque fois que je fous un pied dans ce foutu QG. D’ailleurs, c’est quand que vous changerez les chaises? C’est vraiment pas confortable, et ça pue aussi. Rah, un peu de ménage, ça vous tuerait pas quand même. » Oui, je trouvais le moyen de me plaindre, aussi. Incroyable. Tout ça pour changer de sujet. J’étais fort, très fort à ce jeu. J’observais les murs décrépis de la pièce en soupirant avant de tourner mon visage vers elle à sa nouvelle remarque. Je me penchais vers elle. Mon visage se trouvant alors à quelques centimètres du siens, mes pupilles ambrées par les lentilles s’ancrant dans les siennes. « J’ai peut-être peu d’amis, comme tu le dis, mais ils sont fidèles. Peux-tu en dire autant des tiens? Je suis certain que si tu avais un problème et qu’il fallait se sacrifier pour te sauver, il ne lèverait même pas le petit doigt. Fidélité. C’est plus important que la quantité, tu le saura. » Je soufflais doucement sur son visage, répendant mon odeur mentholé sur son visage avant de me rasseoir correctement. Mes mains se retrouvèrent à nouveau liées alors que je songeais à ce que j’allais faire en sortant d’ici. Oui, ça pouvait paraître futile, mais bon. Je m’en fichais bien en fait. Je voulais juste penser à autre chose. « Je ne joue pas avec toi, Soo Mee. Et je te mens encore moins. Je n’y peux rien si j’ai un nom qui fait que les gens s’en rappellent. C’est quand même pas ma faute, hein. J’y suis pour rien, j’y suis pour rien hein. J’vais pas m’inventer des fautes pour que tu ai le plaisir de m’envoyer pourir dans une de vos prisons merdiques ouais. Je suis innocent. » Je détachais lentement les syllabes de ce dernier mot en soupirant avant de bailler et de laisser ma main se perdre dans mes mèches rousses. « Sans un mandat, vous ne toucherez pas à un carré de mon appartement, j’en suis navré. C’est dans mes droits de refuser, bien que je n’ai rien à me reprocher. Et si par pur hasard, je remarque que quoi que ce soit à bouger chez moi quand je reviens, je n’hésiterais pas à porter plainte directement sur ta personne, hn? Tu serais assez vicieuse pour faire passer tes hommes par effraction. » Je me penchais légèrement lorsqu’elle me tendit une nouvelle feuille noircis de choses. Les transactions. Je ne laissais rien paraître, même si là, ça m’embêtait un peu qu’elle ai cela. « Pourquoi je voudrais récupérer quoi que ce soit? Il n’y a rien qui puisse m’appartenir? Je te l’ai dis, je travaille dans la société de mon père. Et que fais mon père? Mon père est PDG d’une grande industrie technologique. Il y a rien là dedans qui puisse correspondre. » Je jouais mon rôle à la perfection, rien ne pouvait me trahir, rien. J’étais parfait dans ce rôle de menteur. Putain, c’était quand même tuant à force. Je dû me contenir pour ne pas écarquiller les yeux en voyant qui étais sur la photo. C’était Luan. Un de mes hommes. Il ne perdait rien pour attendre, celui là, putain. Je rageais, mais il était impossible de le voir sur moi. Pas un froncement de sourcil, pas un mouvement de mes lèvres ni de mes yeux. Impassible. Je me redressais, un sourire sur les lèvres. « En effet, ça, je connais. Il avait commandé plusieurs tablettes tactiles la semaine dernière dans l’industrie de mon père. On a fait quelques recherches, et un ami à moi m’a dit qu’il faisait partit d’un gang rebelle dans les bas fonds de la ville. » Je ne trahissais jamais mes hommes, mais il m’avait trahit. Ma vengeance était toujours puissante.

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MessageSujet: Re: Et si tu parlais cette fois-ci ? - Im Noah    Dim Aoû 11 2013, 22:27

Elle pouvait clairement se sentir un peu plus irritée, l’énervement commençait à gagner du terrain, ses nerfs se sentant malmenés. Combien de personnes elle avait vu avoir une crise de nerf face à Noah, quand on n’avait pas souvent affaire à lui, on pouvait se sentir dérouté par son comportement, son attitude. Elle avait même retenu bon nombre de brigadiers de le frapper, il ne manquerait plus que ça, il porterait plainte, elle en était sûre et elle n’avait pas du tout besoin de ça. En tombant sur LE mauvais juge, elle aurait le droit à des suspicions d’acharnement sur le jeune homme. C’est juste qu’eux ne voient pas Noah comme elle, elle le voit. En même temps, il n’avait pas vraiment de chance, elle ne le croisait que par le boulot. Comment pouvait-elle avoir une autre image de lui ? Elle tâcha de respirer calmement, gardant son calme, il ne l’énerverait pas comme ça, pas aussi facilement. L’entendre dire qu’elle savait au moins une chose sur lui la fit sourire. Elle était sûre d’en savoir plus, il ne voulait juste pas l’avouer tout simplement. Elle le fixa avant de répondre. « Si tu préfères te dire que je ne sais que ça à ton sujet, je te laisse le croire. »  Elle retient un léger spasme au niveau de sa main qui aurait tout donné pour s’abattre sur sa joue avant de répliquer de nouveau à ces paroles. Le voir avec les menottes était vraiment LE rêve qu’elle aimerait atteindre, malgré qu’il ne soit pas considéré comme terroriste. « Tu as raison, ça serait user de mon pouvoir à tords et à travers, mais tu n’imagines même pas à quel point cela me ferait plaisir. »  Soo Mee s’appuya contre le dosseret de la chaise et le regarda, l’écoutant clamer son innocence. Une preuve solide ? Elle n’en avait jamais, elle n’avait que des suspicions et son nom qui apparaissait au détour du dossier. Rien de bien concret. Et il le savait. « Tu accepterais de passer au détecteur de mensonges alors ? Si tu dis toujours la vérité tu n’as rien à craindre. » C’était la première fois qu’elle lui proposait. Elle se doutait un peu de la réponse, il pouvait refuser et il le ferait sans doute. « Tu n’es pas innocent, cesse de jouer à la victime, tu as bien des choses à te reprocher, je ne peux juste pas les prouver pour le moment, mais … »  Elle se redressa, le regardant droit dans les yeux, s’avançant légèrement. « … crois-moi… je ne te lâcherais pas.» Il n’y avait pas plus clair que ça.
 
Elle recula et attrapa son dossier. Elle l’écouta rectifier à sa façon ce qu’elle avait dit sur lui et ne sourcilla pas une seule fois. « Quelle belle vie tu mènes, je suis jalouse. » L’ironie était toujours aussi bien présente dans sa voix, en même tant c’était sa faute à lui, elle ne pouvait pas s’empêcher de lui répondre de cette façon. Elle reprit. « Il est vrai que partager sa vie avec quelqu’un est plus compliqué quand le métier empiète sur la vie personnelle mh ? » L’écoutant de nouveau, elle resta silencieuse, ne le coupant pas. Elle restait bien élevée même s’il commençait à l’agacer profondément. Surtout avec ses changements de sujet incessants. Elle garda un visage neutre, ne voulant pas qu’il voit à quel point il l’irritait. « Oui l’alcool est une très bonne excuse, je ne compte plus le nombre de fois où on me l’a sortie : Désolée j’ai frappé ma femme parce que j’avais bu et qu’elle m’avait énervé en m’adressant la parole pendant mon match de foot ; Désolée j’ai poignardé ce mec, mais c’est parce que j’avais bu et il m’avait un peu cherché. Soit. Je vais te croire. »  Elle ne put s’empêcher de lui répondre quant à sa réplique sur les chaises, elle devrait tout bonnement l’ignorer, mais il était un peu dur à ignorer. Toujours le mot qu’il faut pour vous foutre en rogne.  « Si tu veux on peut s’arranger pour que tu fasses des travaux d’intérêts généraux ici, au moins tu ne te plaindras plus. Et donne-moi donc de l’argent pour les chaises, je verrais ce que je peux faire. »  Elle lui fit un grand sourire ironique avant de reprendre. Elle s’était penchée sur la table, le fixant, se demandant s’il était sincère au moins avec ses amis. S’il en avait bien entendu. Elle ne bougea pas d’un millimètre quand il se pencha vers elle, se retenant de lui envoyer un coup de tête vu sa proximité. Mais elle se ferait sans doute plus mal que lui. Elle l’écouta, gardant son regard ancré dans le sien. Elle serra les dents quand son souffle glissa sur son visage. « Je n’ai besoin de personne pour me défendre. »  Faux. Mensonge. Elle était forte pour se défendre par la parole, mais physiquement elle ne valait pas mieux qu’une adolescente. Mais ça personne ne devait le savoir.  « De plus, tu ne me connais pas et tu ne connais pas mes amis. Mais là n’est pas le sujet. Je suis assez intéressée par ton concept de la fidélité Noah. Éclaire-moi donc. »  Elle se demandait bien ce qu’un trafiquant d’armes et de drogues pouvaient connaître à la fidélité, si ce n’est celles de ces hommes qui n’est présente que par intérêt. 
 
La jeune femme le laisse parler de nouveau, s’adossant contre sa chaise. Elle soupira doucement en l’entendant se lamenter faussement. Elle ne prit pas la peine de répondre. Il n’était pas innocent, elle le savait. Eh bien entendu, il refusa la fouille de l’appartement, elle s’y attendait. Elle ne savait même pas pourquoi elle prenait la peine de poser encore et encore la question à chaque fois. Elle tiqua quand il l’entendit remettre en question son manque d’éthique. Elle claqua sa langue contre son palais et le fixa. « Et je vois que toi, tu ne me connais même pas qu’un peu Noah, depuis le temps qu’on se voit je suis déçue. J’agis toujours dans les règles, je ne fais aucune perquisition sans mandat. »  C’était son intégrité qu’il remettait en question, elle ne pouvait pas laisser passer ça. « Même si le propriétaire du logement m’irrite au plus haut point. »  Soo Mee lui montra alors la feuille regroupant les transactions entre le groupe et le vendeur, ainsi qu’une photo. Elle le vit regarder la feuille, un air neutre sur le visage, comme à son habitude. Bien évidemment sa réponse ne l’étonna pas. « En effet, aucun lien entre les deux activités. Quel est ton rôle d’ailleurs dans cette société ? Tu passes ta journée derrière un bureau dans un open space avec d’autres personnes ? J’ai du mal à t’y voir. D’ailleurs, qu’est-ce que tu faisais hier entre 21h et minuit ? Tes « collègues » peuvent-ils te fournir un alibi ?»  Elle se doutait bien qu’il avait un alibi en béton pour le meurtre de la personne qui avait donné la liste des transactions. Elle le laissa regarder la photo. Toujours aucune transparence sur son visage. A croire qu’on pouvait abattre quelqu’un devant lui, cela lui ferait ni chaud ni froid. Elle haussa un sourcil en l’entendant parler. Oh alors ça. Si elle s’y était attendue. C’était la première fois qu’il balançait des informations sur quelqu’un. Un honnête citoyen ? Elle en doutait largement. « Eh bien Noah … Je n’ai pas le nombre exacte de fois où on t’as balancé, mais ça fait quand même un nombre assez conséquent et … pas une seule fois tu as pris la peine de me donner des informations sur quelqu’un. Et là, j’ai le droit à une petite information qui pourrait bien mettre cet homme en haut de la liste des suspects et pourquoi pas en prison si on trouve quelque chose. Il t’a fait quelque chose pour que tu le balance ? Un sous-fifre pas assez prudent ? Ou bien tu t’es reconverti en indic’ ? Bien que ça me paraisse peu crédible. Mais si c’est ça, je t’engage direct. »  Elle lui sourit faussement avant de poser son index sur la photo, la tapotant. « Son nom ? Et son adresse si possible. Toutes les infos que tu as sur lui, ou plutôt que la société a sur lui. Obstruction à la justice si cela est refusé. Et je suis prête à demander un mandat. » Autant recueillir des informations, elle se rendrait vite compte s’il lui avait menti ou non.
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MessageSujet: Re: Et si tu parlais cette fois-ci ? - Im Noah    Mer Aoû 21 2013, 15:09


Noah & Soo Mee


Je gardais mes yeux ancrés sur elle, j'analysais ses réactions et je savais pertinemment que je commençais d'ores et déjà à l'énerver. Mes mots claquaient comme un pied sur du bitume, sans écho, juste un mot projeté dans un silence ambiant de la salle d'interrogatoire. Rien ne changeait, je faisais mon possible pour l'énerver, pour qu'elle parte plus vite et qu'elle me laisse vaquer à mes occupations. Après tout, je n'étais pas comme eux, à glander derrière un bureau. J'avais tout un trafic sur lequel je devais travailler tout les jours, parfois même la nuit. Parfois, je passais une semaine sans dormir plus de dix heures. Je travaillais, j'expédiais hors des frontières, je faisais passés des informations, je dealais des informations, des armes, de la drogue, tout ce qui demeurait illégal encore aujourd'hui. C'était mon boulot, c'était ma vie. Ma vie se résumait à ce que je faisais chez moi, et dans la planque dans laquelle on travaillait comme une entreprise, chacun à son poste et personne ne bougeait. Tout le monde se fixait à ça. On travaillait comme ça, jamais autrement. Et même si je pouvais compter sur mon bras droit pour m'épauler, ce n'était jamais de tout repos, surtout lorsqu'il y avait du retard dans les commandes, ou des insatisfaits. On était une réelle entreprise, en marche. Comme une fourmilière. Et contrairement à ce que l'on pouvait pensé, j'aimais ma vie comme elle l'était. J'aurais souhaité ne pas être en dehors des lois, travailler dans ma passion, mais je n'avais pas eu le choix, et dans le fond, cela ne me dérangeait pas plus que cela. Les choses étaient ainsi. Je n'avais plus de parents propres à mon sang, je n'étais qu'un homme parmi tant d'autres qui travaillaient pour son gagne pain, et même si sans ça, j'étais riche, j'éprouvais le besoin de travailler, d'une manière ou d'une autre. Et je n'allais plus m'en plaindre. J'aimais ce que je faisais, ou du moins, c'était ce que je me faisais croire constamment, mais je ne savais pas au fond si j'étais près à risquer ma vie pour cela. Mais bon, j'avais signé un contrat à vie, tant que je n'aurais pas d'héritier ou qu'on me déniche de sous terre, cela resterait ainsi.« Si tu es tant que ça sûre de savoir que tu sais plein de choses sur moi, dis les moi. Dis moi ce que tu penses savoir à mon sujet, histoire que je clarifie tes idées. » Je n'ignorais pas qu'elle savait des choses à mon sujet, mais je savais toujours me démerder pour qu'il n'y ai jamais de preuves de mes actes, de mes gestes. C'était un boulot à plein temps, je vous jure, et c'était pas franchement facile, de devoir toujours masquer mes gestes, faire attention à ce que je devais faire. « Oh ça, je n'en doutes pas une seule seconde. » Je lui adressais un petit sourire insolent alors que je croisais à nouveau mes jambes, m'appuyant confortablement -enfin..on se comprend, parce que vu l'état des chaises, c'était plutôt compliqué - contre le dossier de la chaise en métal. « Je n'ai aucune raison de passer au détecteur puisque je dis la vérité, et de toute évidence, tu ne peux me forcer à le faire, hn? » Je haussais un sourcil en souriant de toute mes dents bien blanches, avant de me mettre à rire sarcastiquement à sa remarque. « Tu vois vraiment du noir partout dans les gens. Pour toi, c'est impossible que quelqu'un soit innocent de toute chose illégal juste parce que son nom a été prononcé par quelqu'un? Soit pas stupide. » je chassais ses mots dans coup volatile de ma main tout en gardant mon éternel sourire. Je savais retourner la situation à mon avantage, et comment dire.. ça me plaisait énormément de la torturer pour qu'elle trouve quelque chose qui existait, mais que je lui faisais croire le contraire.

« N'est ce pas? J'adore ma vie tu sais. C'est plutôt cool de vivre comme ça, je suis tranquille. Et ne crois pas que c'est à cause de mon métier que je n'ai pas de relation stable, oh non. Mon métier se dissocie très bien de ma vie personnelle, c'est juste que.. J'ai pas envie de perdre de ma jeunesse dans une pauvre amourette qui ne durera pas plus de quelques mois. C'est une perte de temps, vraiment. Et je n'aime pas perdre mon temps, comme là tout de suite. Vous me faites perdre mon temps, avec vos interrogatoires inutiles, ça m'énerve un peu, je dois dire. » Je la laissais parler de l'alcool en zappant complètement de lui répondre, oh, elle pouvait bien parler, je m'en contrefoutais, vraiment, mais alors puissant quoi. Non, à la place, j'observais mon tatouage, sur mon poignet, ce petit signe de l'infini que je caressais de mon pouce. Je lui trouvais un intérêt tout particulier à l'instant, vraiment très particulier. Déjà, plus d'intérêt que ses mots qui résonnaient simplement dans la pièce, parce qu'il n'y avait que ma faible respiration qui faisait plus de bruit que sa voix. Enfin peut-être pas quand même, mais bon, voilà quoi, je me comprenais parmi mes pensées. « Ah non, je ne crois pas. Je travaille déjà assez. Et, pour les chaises, dis moi de combien tu as besoin, et pourrais passer te déposer un chèque, histoire de changer ses merdes de métal. » Et je me mis rapidement à rire face à remarque suivante, me laissant alors retomber contre le dossier de la chaise tout en l'observant, hilare. Ah làlà, elle? Elle savait se défendre? Quelle blague ! Fine comme elle était, j'étais sûre qu'elle ne gagnerait pas un bras de fer contre moi. « Te fiches pas de moi, Soo Mee! Je suis sûr que tu n'arriverais pas à me battre au bras de fer alors bon !» Je continuais de rire, complètement mort de rire par sa remarque. Elle me faisait vraiment rire. « Bah voyons, en quoi ma façon de pensée t'intéresse? Non mais, n'importe quoi, je vous jure ! Ah làlà !» Je croisais doucement les bras sur la table, et posait ma tête entre mes bras pour la regarder, un petit sourire aux lèvres. Et je m'amusais du fait qu'elle tique à la remarque que j'avais faite sur l'idée qu'il y ai peut-être des policiers qui viennent chez moi en discrétion. « On ne sait jamais Soo Mee. Beaucoup de choses peuvent arriver tu sais ! Alors bon, je préfère te mettre en garde que si jamais, il n'y a qu'une seule chose qui a bougé chez moi, je porterais plainte. » Je lui adressais un petit sourire narquois tout en jouant de mes doigts sur la table en fer. Et j'observais à nouveau cette photo et cette liste de transaction sans réel intérêt donc bon, je l'observais pour l'observer et faire genre que je m'y intéressait sans réel réalité. « Je suis chargé du design des prototypes, tu devrais le savoir non? Et ce que je faisais hier soir? J'étais à un cours de boxe, tu pourras aller demander confirmation à ce numéro. » fis-je en glissant la carte du dojo en sa direction. Et pour le coup, c'était vrai. Je faisais réellement de la boxe, la veille. Je relevais les yeux vers elle à ses paroles, en faisant une légère moue, tout en pinçant un peu les lèvres, amusé. « Il ne m'a rien fait, du moins, pas que je me souvienne. Mais je l'ai vu, dans ma boîte, ou du moins, son nom, et vu qu'on a des dossiers assez conséquent dans la boîte, j'ai pu me souvenir de son visage. Et puis, si je peux aider, hein. Pour une fois. Tu ne vas quand même pas t'en plaindre, si? Ce serait quand même con, non? » Je pouffais légèrement de rire, avant de me redresser. J'avais une très bonne mémoire. Je rattrapais la carte avec le numéro de mon club de boxe, et choppa un stylo pour écrire l'adresse de là où il habitait. « Son adresse. Pho Luan, 28 ans, livreur de pizza dans le dossier de la compagnie, marié à Kwon MeeNa. Il a un père vivant en dehors de Séoul, mère décédé, fils unique. » J'avais lâché ça sur un ton des plus neutres. « J'ai une très bonne mémoire. Je me souviens d'une majorité des dossiers sur lesquels j'ai une main de poser. Il était dans une de mes piles. »

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Emploi : Capitaine dans la brigade Anti-terrorisme △ Spécialisée en espionnage

MessageSujet: Re: Et si tu parlais cette fois-ci ? - Im Noah    Dim Sep 08 2013, 23:27

S’il se doutait du dossier qu’il y avait sur lui, elle avait tout gardé de chaque accusation à son encontre. Dès que son nom était cité, elle le rangeait dans ce dossier, sûre qu’elle pourrait le ressortir un jour, que cela pourrait bien lui servir. Les premières fois, elle n’y avait pas fait vraiment attention, mais au fur et à mesure qu’elle voyait de plus en plus souvent son nom cité par des suspects dans des affaires de trafic d’armes, de drogue, elle avait sérieusement commencé à douter de son honnêteté. Depuis il pouvait prétendre tout et n’importe quoi, son innocence, elle n’y croyait plus. Et le voir se foutre d’elle, jouer avec ses nerfs à chaque fois qu’elle le convoquait à la brigade pour un interrogatoire l’agaçait profondément. Noah pensait ne rien avoir à craindre d’elle, de ce qu’elle pourrait avoir sur lui, de ce qu’elle pourrait savoir de lui, et c’est vrai qu’au fond, elle pouvait réunir autant d’informations qu’elle le voulait, si elle ne pouvait rien prouver ça ne servait à rien. La jeune femme soupira en l’entendant avant de jeter un coup d’œil derrière elle. La vitre sans tain. Il n’y avait personne derrière, avec une autre personne en face d’elle, elle aurait pu craindre ça, une personne violente par exemple, mais Noah n’était pas le genre de personne à s’en prendre bêtement à un agent. Soo Mee se leva et attrapa le téléphone murale, avant d’appuyer sur un bouton du boitier, éteignant la lumière qui permet à la vitre d’être sans tain, révélant une pièce vide de l’autre côté. Elle alla se rasseoir face au jeune homme et le fixa un moment avant de prendre la parole. « Tu veux savoir ce que je pense savoir de toi ? Très bien. Tu n’es pas un terroriste, du moins tu n’en as pas la carrure, ni même assez de courage de pouvoir prétendre défendre une quelconque conviction dans tes actes. Tu es simplement un trafiquant, drogues, armes et autre, peut-être même assez bien placé dans un des réseaux qui fournit les terroristes, et un jour j’arriverais à le prouver. Voilà ce que je sais sur toi. » Enfin ce qu’elle pensait savoir, elle avait un peu extrapolé avec le dossier qu’elle avait sur lui, mais elle était sûre à … disons 90% que tout ce qu’elle venait de dire était vrai. La jeune femme resta impassible devant son sourire insolent et renchérit sur l’idée du détecteur de mensonges. Elle s’était doutée de sa réponse bien entendu. « En effet, je ne peux pas t’y forcer, à moins d’avoir une preuve en béton ou de t’arrêter. » Rien ne lui ferait plus plaisir. Elle leva les yeux aux ciels en l’écoutant, bien entendu, elle ne voyait que du noir partout, travailler dans le monde qui luttait contre le terrorisme, la forçait un peu à se méfier de tout, mais dans son cas, elle était sûre de ne pas se tromper. « Par une personne je veux bien, par plusieurs et dans différentes affaires qui n’ont rien à voir et où les gens ne se connaissent pas, là je pense qu’il vaut mieux que tu arrêtes de te foutre de moi en te clamant innocent. Tu as forcément quelque chose à te rapprocher non ? Même quelque chose de tout petit non ? À moins que tu ne sois blanc comme neige, l’homme parfait peut-être ? » Elle n’y croyait pas une seconde.
 
Elle détourna la tête, l’écoutant tout de même. Son avis sur les relations la fit sourire, la plupart des hommes pensent comme ça, aucun ne veut d’une relation stable, c’est tellement plus compliqué que de changer de personne chaque soir hn ? « Excuse-moi de te faire perdre ton temps Noah, vraiment j’en suis désolée. » Comme s’il ne lui faisait pas perdre de temps à elle. D’ailleurs elle a très bien vu qu’il ne l’écoutait absolument pas quand elle avait entamé le sujet de l’alcool. Elle se tut, l’observant regarder son tatouage sur le poignet. Le signe de l’infini. Rien n’était infini à ses yeux, un peu pessimiste comme idée, mais c’était ce qu’elle pensait. Son geste l’agaça et elle posa vivement sa main sur son pouce, bloquant tout autre mouvement, le plaquant contre son poignet. « Ne m’écoute surtout pas Noah hn ? » Elle retira sa main et s’adossa contre la chaise, croisant ses bras contre sa poitrine. Elle commençait à s’énerver un peu plus que d’habitude, ne jamais toucher un prévenu, c’était une règle qu’elle s’était fixée. Mais son comportement l’irritait au plus haut point. Insolent et impertinent  Elle soupira de nouveau, retenant un rire en l’entendant. « Finalement, non merci, je n’accepte pas de l’argent gagné illégalement. » Elle leva les yeux sur lui, le fixant alors qu’il riait. Elle se mordit la lèvre inférieur, retenant un élan de violence qui la parcourait, un peu plus et elle l’aurait baffé. Bien qu’elle ait réussi à se contenir sur sa réaction, elle ne contrôla même pas sa réponse.  « On parie Noah ? » Elle s’était déjà redressée, posant son coude sur la table, le jaugeant, avant de réaliser qu’elle n’aurait pas dû faire ça. Quelle idiote, tout ça parce qu’il l’agaçait. Elle avait réagi un peu trop précipitamment, car en effet, elle ne gagnerait jamais un bras de fer contre lui. Contre personne d’ailleurs. Elle se retient de se reculer, ne voulant pas faire passer ça pour de la faiblesse, mais si jamais il se prenait au jeu, il verrait très bien le peu de force qu’elle possédait, ce qui était une très mauvaise idée. Surtout qu’il n’avait rien à perdre, personne n’observait derrière la vitre et la caméra n’était pas allumée.

Elle le fixa alors qu’il riait toujours, à croire qu’elle aurait pu se reconvertir en humoriste. « La façon de penser des criminels m’intéressent toujours. » souffla-t-elle. Elle ne put s’empêcher de réagir quand il mit en doute son intégrité, il ne la connaissait pas. Jamais elle n’agirait illégalement, en dehors des procédures, cela pouvait briser toute une enquête et des preuves seraient jugées irrecevables devant un juge. C’est comme ça que des criminels sont remis en liberté malgré le fait qu’ils soient coupables, à causes de bavures policières lors de l’enquête. « Tu n’auras aucune raison de porter plainte tant que c’est moi qui m’occuperait de toi. » Car si jamais il lui échappait pour cause de faute dans le déroulement d’une enquête, elle s’en mordrait sans doute les doigts. Elle l’observa alors qu’il regardait d’un air peu intéressé la photo et la liste de transactions, très peu concerné par la situation. Bien entendu, il avait un alibi qui sera confirmé par un bon nombre de personnes, comme d’habitude. « De la boxe ? C’est que tu dois faire des ravages avec une carrure comme la tienne. » Il lui semblait quand même un peu fragile, elle-même avec sa carrure ne se risquerait pas à faire des sports violents. Sauf que lui, c’était sans doute seulement d’apparence. Elle le laissa continuer, le pire dans tout ça, c’est que s’il mentait et pour elle, il mentait ça ne faisait aucun doute, il mentait réellement bien. C’était indétectable sans détecteur de mensonges, car elle avait appris à repérer les expressions du visage, mais il était sacrement fort à ce jeu-là. Elle reposa ses yeux sur la carte et l’attrapa quand il la tendit de nouveau vers elle alors qu’il venait d’écrire le nom et l’adresse de la personne sur la photo. Elle fixa la carte avant de poser les yeux sur le jeune homme. « Si les suspicions deviennent de réelles accusations sur cet homme, tu viens de briser un couple marié, j’espère que ça ne te portera pas trop de malchance. » Ton neutre, tout comme lui, elle savait le faire elle aussi. Elle reprit la photo et la liste de transaction, rangeant le tout dans le dossier.  « Tu sais, si tu veux dire quelque chose, la vérité par exemple … c’est ta dernière chance. Il n’y a personne derrière la vitre comme tu peux le remarquer, la caméra n’est pas allumée, il n’y a pas de micro et personne derrière la porte. » C’était assez dangereux de faire remarquer tout ça, mais elle n’avait pas peur de se faire agresser par le jeune homme, il n’aurait pas le cran de le faire de toute façon. Et puis rien qu’éteindre la vitre sans tain était normalement considéré comme une mauvaise idée surtout quand il n’y avait personne derrière.  « Tu n’auras pas d’autres occasions de me dire la vérité, on peut même faire un marché si tu le souhaite. »Ce n’était pas dans ses habitudes, mais il faut croire que finalement Sang Hyeon l’influence plutôt bien. Elle aimerait bien l’influencer aussi bien pour qu’il commence à être organisé dans ce qu’il fait. Rêver c’est bien aussi.
 
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Et si tu parlais cette fois-ci ? - Im Noah

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