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 Les hommes sont la cause des épines d'une rose.

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MessageSujet: Les hommes sont la cause des épines d'une rose.   Mer Juil 31 2013, 00:07

La brume donnait une teinte floue à la lune. Le ciel était sombre, pourtant dégagé, seules quelques étoiles ornaient sa couverture d'un bleu nuit. L'air était si pur, si doux... Si l'on tendait l'oreille, on pouvait aisément écouter la respiration d'un oiseau dormant paisiblement jusqu'au levé du matin. Cette nuit était agréable, comme toujours. C'était comme si la planète toute entière s'était arrêtée dans sa lente rotation quotidienne. Le temps semblait figé, et seul la respiration de cet oiseau indiquait un quelconque signe de vie.

Hideto se tenait face à un arbre de taille moyenne. D'un geste rapide, précis et même discret, son bras se lança dans une course effrénée, puis ses doigts s'ouvrirent, laissant une petite pierre s'échapper de sa paume. En une fraction de seconde, l'oiseau tomba de son nid, complètement assommé. Le jeune homme fit deux pas en avant et s'empara du petit être blessé. Il se balada pendant une quinzaine de minutes, l'oiseau en main, jusqu'à ce qu'il eût trouvé une marionnette qui se salirait à sa place. Le pantin? Un chat errant, bien maigre et certainement bien affamé. Le félin ne broncha même pas à l'arrivée de l'inconnu, peut-être se doutait-il qu'il allait lui accorder un jour de plus en ce bas monde. Ce fut le cas, puisqu'Hideto déposa devant son museau le petit oiseau endolori. Sans réclamer son reste, le chat dévora l'oiseau en un instant. Le jeune homme se délecta de ce spectacle morbide, à tel point qu'un rictus s'était formé au coin de ses lèvres.

Mais trêve de plaisanterie. Les animaux n'étaient franchement pas joueurs. Les torturer avant d'en finir avec eux n'avait rien d'amusant. Même démembrer ce pauvre chat rassasié l'avait profondément ennuyé. Il en avait même honte. De toute manière, peu de choses l'intéressaient et tant d'autres perdaient de leur éclat. C'était toujours la même rengaine : certaines personnes souffraient de la même manière et la plupart étaient trop faibles pur lui tenir tête. Il gagnait toujours à ce jeu d'enfant. Où étaient donc les différents niveaux ou même les défis que l'on pouvait relever dans les bonus? Où était cette poigne, cette rage et cette détermination qui pimentaient la partie? Allait-il passer sa vie à gagner trop facilement? Ne pouvait-il même pas perdre, rien qu'une fois?

Plongé dans les méandres de ses interrogations, Hideto était arrivé dans un parc? Ce n'était pas celui de l'académie? Dans un haussement d'épaules, il continua sa déambulation. Certains détails de l'actuelle guerre lui échappaient encore : comment fonctionnaient ces académies? Pourquoi y avait-il des gens qui se tenaient à l'écart tout en restant dans le pays? Pourquoi se battre pour des putains de papiers? La guerre avait un prix et pourtant... Hideto pensait que se battre était un acte complètement gratuit. Pourquoi devait-il y avoir des raisons pour s’entre-tuer et non pour s'aider? Si être bon devait être naturel, pourquoi être mauvais ne l'était pas aux yeux des lois? Après tout, la nature nous avait tous donné des instincts qui nous étaient propres, alors à quoi bon en étouffer certains juste parce qu'ils étaient jugés nocifs?

Depuis quand regardait-il cette jeune femme seule dans un coin? Aussi gracieuse qu'une rose qui guinchait au vent, aussi belle qu'un jour d'été... Depuis quand était-elle là? Et pourquoi? Est-ce qu'elle était seule? Le jeune homme n'arrivait pas bien à voir dans l'immense obscurité. Il se rapprocha d'elle alors que des frissons commençaient tout doucement à lui chatouiller le ventre. Elle était vraiment belle... Mais est-ce que ça s'arrêtait là?

« Dis-moi... Ta beauté t'a-t-elle déjà joué des tours? », lui demanda-t-il en lui tendant une main qui se voulait ni rassurante, ni menaçante.

Peut importe la réaction de la belle, le jeu venait déjà de commencer.


Dernière édition par Toriiwa Hideto le Mar Aoû 13 2013, 00:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les hommes sont la cause des épines d'une rose.   Jeu Aoû 01 2013, 23:47



Faut que je sorte d'ici, vite, avant que je ne décide de faire quelques choses de mal. Un jour je lui clouerais le bec à cette nana. « Toujours à me donner des ordres ! Elle m'agace bon sang ! ». Je suis sur les nerfs là, j'ai besoin de prendre l'air et j'en ai rien à faire si je n'ai pas le droit, je ne suis pas d'humeur à suivre ces stupides règles. Sous prétexte qu'ils sont mes supérieurs, ils se permettent de me parler n'importe comment, ils ne doivent pas se rendre compte que si je le voulais, je pourrais les tuer en quelques secondes et sans laisser de traces. Il me suffirait de glisser quelques gouttes d'un de mes cocktails maison dans un verre, ou de la nourriture et s'en est fini de la personne qui l'avalera. Surtout que ce poison n'est pas détectable... Bon, faut que j'arrête de penser à ça, sinon, je ne vais pas pouvoir me contrôler plus longtemps.

Je marche. Lentement. Je ne regarde pas où je vais. J'ai besoin de me calmer, il faut que je fasse redescendre la colère avant de retourner dans le dortoir. Sinon, je sais que je risque de m'en prendre à n'importe qui, ce que je préfère éviter. Quand je reprends conscience de ce que je fais, je me rends compte que j'ai marché jusqu'à un parc qui se trouve à la limite entre les deux écoles. L'endroit est calme, au loin on peut entendre le hululement d'une chouette, un vent léger agite les feuilles, ça a un effet relaxant sur moi, j'aperçois un banc et me dirige vers celui-ci pour m'asseoir. Je soupire profondément. Des fois, je me demande pourquoi je me suis engagée, j'ai choisi ça par défaut. Je ne voulais pas rester dans la rue plus longtemps, j'aurais probablement fini par mourir. Ce n'est pas que j'ai peur de la mort, au contraire, ça me fait ni chaud ni froid. Je n'ai pas envie de mourir, ni même de vivre. Mais autant retarder ma fin, j'ai envie de m'amuser un peu avant. Faire souffrir les autres comme j'ai souffert.

La soirée est un peu bizarre ce soir. Je me préoccupe rarement de tout ça. On dirait qu'elle m'a vraiment poussé à bout l'autre, les doutes sont nocifs, c'est préférable que je chasse tout ça de mon esprit. De toute façon, peu importe ce qui se passe, je ne changerais jamais, je me plais tel que je suis, au moins je ne suis pas comme ces idiots qui croient tout ce qu'on leur dit.

Je sursaute en entendant une voix. Bon sang, c'est qui ce type ? Il surgit comme ça, sans même prévenir de sa présence. Et...c'est quoi cette phrase ? Un compliment ? Ou une menace ? Que ce soit l'un ou l'autre, s'il insiste, il risque de le regretter, il en sait pas à qui il parle. Je détail son visage, je ne crois pas l'avoir déjà vu et je doute qu'il fasse parti d'Ares. Je détourne mon regard de lui et ne répond pas tout de suite. De toute façon, que puis-je répondre ? Je soupire, puis me décide à parler. «Je pense qu'il est préférable pour toi que tu passes ton chemin. » Ma voix était plus sèche que ce que j'avais voulu, mais au moins, il allait comprendre que je ne suis pas vraiment d'humeur à me faire enquiquiner par quelqu'un et que je ne suis pas le genre de fille qui se laisse marcher sur les pieds. A présent, je ramène mes genoux devant moi et ne lui accorde plus un regard.
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MessageSujet: Re: Les hommes sont la cause des épines d'une rose.   Dim Aoû 04 2013, 23:18

Un sourire en coin se forma su son visage. Elle avait une jolie voix claire couverte d'une note grave que lui avait donné son ton agacé. Le jeune homme prit place à côté d'elle, laissant toutefois une distance raisonnable entre eux. Certaines personnes étaient enveloppées d'une bulle dans laquelle elles préservaient leur intimité. Or, si Hideto s'approchait trop de la jeune femme, il craignait que cette bulle ne se détruisisse. Si c'était le cas, la partie serait déjà terminée. Mais bon... Si la patience était mère de sûreté, elle était également la génitrice d'un incommensurable ennui.

Peut-être devait-il la calmer? Il était évident que son cœur était submergé par l'agacement, voire même la colère. Était-elle constamment dans un état pareil? Où était-ce simplement la présence du tortionnaire qui l'importunait? Cette jeune femme semblait l'ignorer comme s'il n'avait pas plus de valeur qu'un vulgaire insecte. Hideto fit mine de réfléchir... Il se demandait quelle couleur pouvait arborer sa douce voix lorsqu'elle était en proie à la souffrance.

« Je n'obéis qu'aux ordres de très peu de personnes. »

Son regard se dirigea vers elle. Si sa présence lui était insupportable, il ne pouvait pas demander mieux. Il n'espérait pas grand-chose en la fixant aussi longtemps, mais si cela pouvait rendre l'échange plus animé, il ne dirait pas non. Il n'essaierait pas de l'apaiser, finalement. Cela n'aurait aucun effet positif. Le feu qu'elle dégageait demeurait bien trop ardent pour espérer l'éteindre d'un misérable jet de mots dénués de sens. Si elle détestait le contact physique, il la caresserait contre "le sens du poil". Si elle n'appréciait guère les échanges de paroles, il deviendrait la personne la plus bavarde qui n'eût jamais existé. Et puisque sa présence avait vraiment l'air de l'énerver, il ne comptait plus la lâcher.

Ah, la beauté extérieure... À la fois don et malédiction. Il fallait forcément payer un prix pour plaire, et il s'agissait de renoncer à cette cape d’invisibilité qui te plongeait dans un calme réparateur. Les femmes demeuraient si complexes : elles riaient en attirant les hommes et laissaient ensuite leurs larmes couler sur leurs corps souillés par le désir et la luxure...

Elle n'avait toujours pas répondu à sa question. S'il lui en posait une autre, ça l'agacerait peut-être davantage. Hideto aimerait bien connaître son nom. Était-il l'homonyme d'une fleur ou la définition même du désir? Alors qu'il avait envie de prolonger son petit monologue -puisque de toute manière, elle ne semblait pas disposée à lui répondre- la jeune femme se tenait immobile, les genoux repliés sur sa poitrine. Signe d'embarras ou d'impudeur? L'atmosphère qui régnait au-dessus d'eux commençait lourdement à peser.
Ce fut dans un geste irréfléchi et indécent qu'il se rapprocha d'elle, l'air totalement désinvolte. Désormais, l'air apportait de manière plus intense le délicat parfum qui se dégageait de la jeune femme. C'était bizarre à quel point une fragrance pouvait vous rendre complètement fou. C'était comme si on désirait s'en imprégner, ne faire plus qu'un avec cet effluve qui vous obsédait. En somme, tout était une question de passion charnelle, car l'expression "ne faire plus qu'un" n'avait pas sa large panoplie de connotations.

Depuis ces longues minutes, Hideto n'avait pas défait son regard de la jeune femme. En la contemplant, il ne savait pas si ses pensées demeuraient vides ou si, au contraire, elles déferlaient en un tourbillon d'idées aussi vives les unes que les autres. Tout se mélangeait tellement et pourtant, aucune mixture homogène représentant un thème dominant n'en résultait. Il n'avait pas d'idées, ou alors il en avait trop. Il ne savait pas quoi faire, si ce n'était attendre un déclic qui sonnerait comme le glas de la délvrance. À ce moment-là, il pourrait enfin tenter une approche, quelle fusse bénigne ou totalement déplacée. En attendant, il se contenta simplement d'ouvrir ses lèvres, libérant ainsi des mots encouragés par son souffle : « Je ne partirai pas. »


Dernière édition par Toriiwa Hideto le Mar Aoû 13 2013, 00:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les hommes sont la cause des épines d'une rose.   Mar Aoû 06 2013, 02:33



Cet homme qui se permet de venir m’accoster au milieu de la nuit, ne prête aucune attention à ma mise en garde et s’assoit à côté de moi. Même si son comportement m’agace un peu, je préfère ne pas lui prêter attention, peut-être finira-t-il par le lasser ? Je préfère ne pas répondre, je suis encore trop énervé et je sais que je pourrais m’en prendre à lui. Ce n’est pas le moment d’attaquer un civil, sinon je suis bonne pour me faire sacrément taper sur les doigts. « ça nous fait un point commun » murmurais-je plus pour moi-même que pour répondre à cet étrange personnage. Je fixe un point au loin et me perd totalement dans mes pensées. Je n’accorde plus aucun intérêt à ce qui se passe autour de moi. Mon esprit est vide. Totalement vide. J’aime ces moments de calmes où je m’évade dans un autre monde. Mais quelque chose m’empêche de m’évader totalement. Un homme n’arrête pas de me fixer. Je sens son regard brûler ma peau tant il est insistant.

Au bout de, ce qui me semble un long moment, il finit par se rapprocher de moi. Je ne bouge pas d’un millimètre et maintient mon regard au loin. Je fais comme si il n’était pas là, ou plutôt j’essaye. Une aura de danger s’échappe de lui. C’est assez étrange comme sensation. Bien des filles auraient déjà tenté de fuir, mais quelque chose en moi me retient sur ce banc. J’ai envie de découvrir ce qu’il va se passer. Il m’intrigue. Je ne pourrai pas expliquer ce que je ressens en ce moment, c’est bien trop inhabituel pour moi. Je devrais le haïr pour le simple fait que c’est un être humain, pourtant ce n’est pas le cas..Oh, il m’agace à me fixer comme ça c’est sûr, mais c’est tout.

Lorsqu’il parle à nouveau, cette fois-ci, je tourne mon visage dans sa direction. Le ton est donné, il ne me fichera pas la paix tant qu’il n’aura pas compris que tous ses efforts pour me déstabiliser ne fonctionnerons pas sur moi. « Et bien reste autant que tu le voudras ! » je me tais quelques secondes avant de parler. « Ce genre d’intimidation ne fonctionne pas sur moi. Je ne suis pas une de ces cruches qu’on effraie facilement. » Moi aussi je donnais le ton, son petit manège n’a aucun effet sur moi. Il peut bien rester aussi longtemps qu’il le souhaite, je ne bougerais pas. Non, jamais je ne partirais. Ce serait fuir. Et je ne fuis pas. Non, je ne suis pas une lâche. Je me tourne de façon à lui faire face, détail son visage quelques secondes, puis le prends entre mes mains et plante mon regard dans le sien. « Je n’ai pas peur de toi ! ».  Sur ce, je me détourne de son visage et reprend ma contemplation du paysage nocturne qui s’offre à moi. Je baille légèrement, la colère a laissé place à l’ennuie. Je pourrais rentrer et retourner dans mon dortoir, mais, pour une raison totalement stupide, je ne partirais pas avant lui.

Je le regarde du coin de l’œil. Même si je fais comme si je ne lui accordais aucune importance. Je ne peux pas totalement ignorer sa présence. Il faut avouer qu’il sait comment s’imposer et rendre l’atmosphère pesante, limite suffoquante. Même si je ne suis pas forcément du genre très bavarde, je crois que je préférerais qu’il me parle. Ce silence me pèse. J’aimerais bien savoir ce qu’il me veut…et pourquoi moi ? Suis-je la seule nana encore dehors à cette heure-ci ?
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MessageSujet: Re: Les hommes sont la cause des épines d'une rose.   Mar Aoû 13 2013, 00:11

Personne n'allait partir. Personne n'allait se dérober à l'autre. Était-ce par pur orgueil ou par curiosité? Il semblait qu'un jeu s'était installé entre eux deux. Qui céderait en premier? Qui s'enfuirait tel un lièvre apeuré de cette force que dégageait son prédateur? Nouveau sourire. Hideto aimait ce ton empli d'insolence qui embrasait les paroles de la jeune femme. Il continuait de la regarder alors qu'elle enchaînait un faible nombre de phrases. C'était peu, mais suffisant pour qu'il puisse prolonger leur entretien. Une « cruche »? Un léger rire, discret et furtif lui échappa. En effet, elle n'avait rien d'une cruche. Elle semblait davantage représenter un somptueux vase parsemé de perles et de diamants, dans lequel se tiendrait fièrement une rose d'un rouge assombri par la colère. C'était cette même rose qui dégageait un arôme délicieux, bien que protégé par des épines aussi tranchantes que la plus aiguisée des lames.

Sa rêverie fut interrompue par un contact qu'il n'avait pas envisagé : des mains féminines venaient d'emprisonner ses joues. On aurait pu croire un instant à une scène romantique où un tendre baiser figurait à la clé, mais non. Alors que son regard s'ancrait dans le sien comme le pieu dans un cœur, Hideto se mit à frémir. Comment pouvait-elle agir de cette manière sans en payer les frais? Et par frais, le tortionnaire entendait un geste, qu'il soit bénin ou malin, en guise de remerciement pour l'avoir enfin libéré. Il allait répondre à ce cadeau que venait de lui faire cette inconnue, mais à cet instant, il continuait à la fixer. Cependant, il ne pouvait se retenir ne serait-ce qu’une minute de plus. Il avança sa main vers le visage de la jeune femme, la plaqua délicatement contre sa joue et l’invita doucement à se tourner vers lui. Puis il la contempla, encore et encore, jusqu’à ce qu’il avançât son visage vers elle, son nez touchant presque le sien. Apparemment elle ne le craignait pas. Hideto lui susurra quelques mots, le regard de la jeune femme faisait naître en lui un torrent de flammes qui le plongeait dans une grande excitation : « Je n’veux pas que tu aies peur… ».

Il voulait juste qu’elle souffre. Quand bien même il appréciait lire la peur sur le visage de ses victimes, il affectionnait également celles qui lui tenaient tête. Hideto s’empara donc d’un des poignets de  l’inconnue et l’empoigna fortement. Ce soir, elle allait être punie pour avoir enfreint les règles. D’un geste aussi rapide et gracieux que dans une valse, le tortionnaire fit basculer la jeune femme vers l’avant et la plaqua contre le banc. À présent, il était allongé sur son corps gracile, mince, voire même aussi fragile que celui d’une poupée. Il allait voir si elle était du genre à se débattre et, si c’était le cas, comment elle s’y prendrait. « Tu n’es pas tombée sur la bonne personne, ma belle… », lui murmura-t-il à l’oreille avant de lui déchirer le haut de sa tenue et de le jeter non loin d’eux.

Merveilleuse rose de la nuit,
Puisse l’un de tes pétales
Me guider jusqu’à ce puits,
Me conduire vers le Saint Graal.

Un étrange liquide y demeure,
Aussi pâle que ta peau,
Est-il fruit de ton plaisir,
Ou don de tes maux ?

Si peu à peu, ton puits se vide,
De douleur tu hurleras.
S’il devient une marre perfide,
De bonheur tu viendras.


« À moins que tes ronces n’aient raison de moi… », songea-t-il.
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MessageSujet: Re: Les hommes sont la cause des épines d'une rose.   Lun Aoû 26 2013, 15:17



Un jeu malsain venait de prendre place entre moi et mon bourreau. J’ai beau essayer de lui faire comprendre qu’il peut passer son chemin, qu’avec moi, il n’arrivera à rien, mais c’est l’effet inverse qu’il se produit. Il semble apprécier chacune de mes paroles.  Lorsque je prends son visage entre mes mains, quelque chose dans son regard me dit que pour une fois, j’ai affaire à quelqu’un comme moi, voir même pire que moi. Je n’ai jamais pu résister à un défi et, cet inconnu représente un véritable défi pour moi ! Ce sera à qui flanchera le premier, mais à ce petit jeu là je suis imbattable. J’ai vu et vécu tant de chose, que plus rien ne peut me faire peur. Je suis née dénué de cœur. Dénué d’émotion. Dénué d’humanité. S’il est le genre de mec qui prend son pied en faisant peur aux jeunes femmes, il risque d’être frustrer avec moi.

Le contact de sa main sur ma joue me fait frissonner légèrement. Il me force à le regarder. Je ne lutte pas et le laisse faire. Nos regards se croisent à nouveau. Je ne baisse pas le regard et le fixe d’un air blasé. Je dois avouer que son petit manège commence à m’ennuyer un peu. Je hausse un sourcil lorsqu’il me dit ne pas vouloir me faire peur. C’est vraiment un personnage étrange. Il semble tout faire pour me faire fuir, mais me dit ne pas vouloir me faire peur. Perdue dans mes pensées, je ne vois tout de suite sa main venir s’emparer de mon poignet. A peine le temps de comprendre ce qu’il m’arrive, que je me retrouve allongé sur le banc, lui au-dessus de moi. Je ne bouge pas et le fixe calmement. Je soupire d’ennuie lorsqu’il me dit que je ne suis pas tombée sur la bonne personne.  Je n’ai pas le temps de répondre, qu’il m’arrache mon chemisier. Alors c’est donc ça qu’il veut ? Profiter de moi ? Je sens la haine monter en moi petit à petit, tel un poison s’insinuant lentement dans mes veines. Cela me rappelle de mauvais souvenirs. « Tu n’es pas le seul à avoir essayé d’abuser de moi. » J’affiche un sourire sadique. « Et le dernier qui a osé me faire ça, il a fini six pieds sous terre ! Si tu tiens à la vie, tu ferais mieux de dégager et de prier pour que je ne te retrouve pas».

Avec ce geste, il a réussi à réveiller  le monstre qui se cache en moi et que je tente de contenir depuis le début de la conversation. Ce même monstre me hurle de lui faire payer son geste, de lui faire subir le même sort que l’autre vieux pervers. Instinctivement, ma main glisse jusqu’à ma poche. Mince ! Je n’ai pas pensé à prendre d’arme. Je voit devoir utiliser mes mains, ce que je déteste faire. Le son de sa voix me tire de mes rêveries, mais je ne répond pas.Sentir son corps contre le mien me dégoûte. Je déteste ce genre de contact, surtout lorsque je ne l’ai pas décidé. Petit à petit, je laisse le monstre prends possession de moi, je libère toutes les chaînes. Jusque-là, je ne me suis pas débattu, mais il est temps d’agir. En me servant de mes jambes, je le fais basculer sur le sol et me positionne au-dessus de lui. Une main serrant sa gorge et l’autre, formant un poing prêt à frapper. « Je te laisse une dernière chance de partir…Si tu restes, tu le regretteras ! Je t'en fais la promesse. ».
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